• Saint-Yves, de son vrai nom Yves HELORY (1253-1303)
  • Saint-Yves entre le riche et le pauvre, Cathédrale Saint-Corentin, Quimper
  • Château de Ty-Meur (Poullaouen) on fut tué Sébastien LE BALP
  • Le Père Maunoir sur le site  de son auratoire à Plévin
  • Eglise et auratoire du Père Maunoir à Plévin
  • Exemple de papier timbré
  • Plus de 110 jeunes Kergristois perdront la vie durant la Guerre 14-18
  • Plus de 110 jeunes Kergristois perdront la vie durant la Guerre 14-18
  • Bombardier B-17 Fortress du type de celui qui s'est écrasé à Kergrist en 1944

Nouveauté : Extraits du journal Ouest-Eclair qui concernent Kergrist-Moëlou

L'Ouest-Éclair est un ancien quotidien régional français publié de 1899 à 1944 à Rennes avec un rayonnement sur tout l'Ouest de la France (Bretagne, Normandie, Anjou, Maine et Poitou).

Il a até créé par deux Bretons : l'abbé Félix Trochu, prêtre en Ille-et-Vilaine, et Emmanuel Desgrées du Loû, avocat d'origine vannetaise installé à Brest.

L'Ouest-Éclair a été remplacé par Ouest-France à la Libération.

Source : https://gallica.bnf.fr/

 

L'ensemble des extraits ci-dessous, qui font généralament référence à des faits divers, tendent à démontrer que la vie quotidienne des habitants de Kergrist-Moëlou était très régulièrement marquée d'évènements plus ou moins graves pour leurs auteurs et victimes (vols, agressions, crimes...) et en tout-cas plus fréquents qu'aujourd'hui...

25/10/1889 : Vol qualifié et tentative d'assassinat. La cour d'assises des Côtes-du-Nord, dans son audience d'aujourd'hui, a condamné à vingt ans de travaux forcés et à six ans d'interdiction de séjour François-Marie GUIHO, âgé de 21 ans, ancien pensionnaire de la colonie pénitentiaire de Saint Ilan. L'accuse avait, une première fois, le 20 avril dernier, volé avec effraction une somme de 55 francs au préjudice du sieur François HERVE, du village de St-Coudan en Kergrist-Moellou.

Mis en goût par cette bonne aubaine, il voulut recommencer quatre jours après, dans la commune de Saint-Nicodème, chez la femme Anne Marie MORVAN et sa mère. Les deux femmes étant présentes, il attendit un moment propice à la perpétuation du crime. Puis, fatigué d'attendre, il se résigna aux moyens violents et tira sur elles plusieurs coups de revolvers, les blessant assez grièvement. Affolées, les pauvres femmes purent néanmoins donner l'alarme et GUIHO fut arrêté.

Devant la cour, il a tout avoué ; mais, grâce à la piaidoierie de son défenseur, Me GOURLET, il a bénéficié des circonstances atténuantes. Lire...

31/01/1900 : Mérite agricole. Est nommé chevalier du mérite agricole, Mr Jean LOYER, conseiller général, maire de Kergrist-MoelIou, président du comice agricole de Rostrenen. Nombreuses récompenses dans les concours agricoles, 40 ans de pratique agricole. Lire...

14/02/1900 : Yves-Louis Le FOLL, 38 ans, né à Kergrist-Moëlou, arrondissement de Guingamp, journalier au Brugo en Canihuel, a été condamné à six mois de prison pour vol d'une montre. Lire...

08/04/1900 : Le Coguiec Yves, 41 ans, journalier, né à Kergrist-Moëlou, demeurant à Caninuel, a été condamné par défaut à 2 mois de prison pour ivresse. Lire...

26/11/1900 : Accident mortel. Lundi dernier, un jeune homme de 18 ans, nommé Joseph DANIEL, et habitant Kerdour en Kergrist-Moellou, voulant abattre un arbre et n'ayant pu se garer à temps, fut pris sous l'arbre qui l'écrasa. Relevé et transporté chez lui, le malheureux y est mort quelques heures après. Lire...

08/03/1902 : On signale le passage à Kergrist-Moëlou de M. Charles Le Goffic, notre écrivain et poète breton bien connu, qui parcourt en ce moment le pays pour étudier sur place nos calvaires bretons. Ses recherches feront probablement l'objet d'un nouvel ouvrage très original et des plus intéressants. Lire...

03/10/19002 : Accident de chasse à Kergrist-Moëlou le 2 octobre. M. Guillaume Bonniec, cultivateur à Paimpoul-Evain en Kergrist-Moëlou, travaillait dans un champ près de sa demeure, lorsque MM. Bata, rentier, et Léon, notaire et adjoint au maire de Rostrenen, qui chassaient en compagnie de M. Henry fils à quelque distance, escaladèrent un fossé pour venir lui causer. M. Léon posa son arme à plat sur le fossé. Par suite sans doute d'une brusque secousse, le coup partit et toute la charge vint atteindre M. Bonniec à la cuisse. Désolé de l'accident bien involontaire dont il venait d'être la cause, M. Léon, apres avoir prodigué ses soins au blessé et avoir aidé à le transporter à son domicile, s'est rendu en toute hâte à Rostrenen à la rechcrche de M. le docteur Boucher. Celui-ci, après examen de la blessure, a déclaré qu'elle serait sans suites graves. Lire...

18/11/1903 : Vol à l'accolade. Mr LORINGUET, de Kergrist-Moëlou, aurait été victime d'un vol à Paule. Ce vol aurait été commis dans des conditions assez bizarres car, si on en croit la chronique, ce serait une femme qui, en embrassant ce brave homme, en aurait profité pour lui "faire" son porte monnaie. Lire...

01/01/1904 : Visiteur nocturne. Mr Charles MOYSAN, cultivateur à Pennegous en Kergrist-Moëllou, venait de se coucher, lorsqu'il entendit du bruit près de sa porte. Des voleurs faisaient bientôt sauter les gonds de la porte et allaient pénétrer chez lui, lorsque, surpris dans leur opération par M. MOYSAN qui venait de se lever pour recevoir comme il convenait ces dangereux visiteurs, ils prirent la fuite. La maison de M. MOYSAN, située à 500 mètres de toute autre habitation, était bien choisie pour un cambriolage. Un individu de fort mauvaise réputation est soupçonné d'être l'un des auteurs de cette teutative criminelle. Lire...

21/02/1904 : Construction d'un groupe scolaire, 18 950 francs. Lire...

26/04/1904 : Voleur pris sur le fait. Le sieur... de Kergrist-Moëlou est, parait-il, un professionnel da vol. Toutefois, jusqu'à ce jour, il a réussi à dépister les limiers qui le guettaient et à ne pas se faire prendre. L... prit samedi le chemin de Carhaix pour vendre au marché une vache qu'il avait enlevée depuis quatre jours de l'étable d'un cultivateur de Trébrivan (Côtes-du-Nord). En route, il trouva des marchands et la vache fut vendue et payée dans un débit de la Croix-Neuve en la commune du Moustoir. Il fut entendu que la vache serait conduite jusqu'à Carhaix par le vendeur. Le propriétaire qui, depuis plusieurs jours, parcourait les marchés pour essayer de trouver l'animal, reconnut au champ de foire sa vache exposée et naturellement prévint la gendarmerie. Le marchand qui l'avait achetée en route donne le signalement de l'individu qni lui l'avait vendue, et il fut retrouvé. L..., se trouvant découvert, n'opposa d'ailleurs aucune dénégation. II rendit la somme perçue, soit 180 francs, et reconnu avoir volé, mardi dernier, la vache en question. Arrêté immédiatement, il fut écroué aussitôt à la prison de notre ville d'où il a été extrait lundi matin et dirigé sur Châteaulin ou il passera en correctionnelle. L... est marié et père de famille. Lire...

08/07/1904 : Assises des Côtes-du-Nord. Jean-François Le Moigne, âgé de 56 ans, cultivateur, domicilié à Kergrist-Moëlou, était trésorier de la fabrique de la paroisse de cette commune depuis six ans et, en cette qualité, comptable et gardien responsable des fonds et retenus de cette fabrique.

Le dimanche 3 avril 1901, M. Jérôme Corbel, président du conseil de fabrique, apprit par la rumeur publique que M. Le Moigne avait quitté le pays sans savoir au juste où il était allé. Deux jours après, à la foire de Rostrenen, il apprit que Le Moigne avait dû partir pour le Canada. M. Corbel s'empressa d'informer M. l'abbé Reguer, recteur de la paroisse.

M. Reguer et M. Corbel se rendirent aussitôt chez le Moigne. La femme de celui-ci leur déclara que son mari avait quitté la maison dans la nuit du 29 au 30 mars disant qu'il allait conduire jusqu'à Carnoët Locarn son fils qui devait partir pour le Canada.

Elle leur communiqua une lettre qu'elle avait reçue le 8 avri! de son mari et qui était datée de Saint-Malo. Par cette lettre, le prévenu annonçait à sa femme qu'il avait perdu une somme de 1.000 francs. appartenant à la fabrique, que le recteur porterait probablement plainte contre lui et que pour éviter des poursuites il se rendait avec son fils au Canada. Le Moigue ne lui avait laissé que 20 francs.

A la suite de la plainte portée par le recteur de Kergrist-Moëlou, Jean Le Moigne a été arrêté à Saint Pierre-et-Miquelon à bord du vapeur Malou sur lequel il s'était embarqué à Saint-Malo à destination du Canada.

Le Moigne avoue avoir détourné à son profit les fonds appartenant à la fabrique de Kergrist-Moëlou. Il déclare qu'il était trésorier depuis 3 ou 4 ans lorsqu'il a commencé à puiser dans la caisse pour ses besoins personnels et pour payer une partie de ses dettes et qu'avant son départ pour le Canada, il avait déjà dépensé tout l'argent de la fabrique. Il reconnaît que le montant de ses détournements s'élève bien au chiffre indiqué par le recteur, c'est-à-dire 3.396 francs.

L'accusé n'a jamais été condamné, il jouirait d'une bonne réputation, on le savait depuis quelque temps au-dessous de ses affaires. Quatre témoins ont été entendus : M. Le Fustec, maréchal des logis de gendarmerie, M. Le Reguer, recteur de la paroisse, M. Corbel, président du conseil de la fabrique et M. Conan, propriétaire à Kergrist Moëlou.

L'accusé a persisté dans son système de défense. M. Rioche, son défenseur, s'est borné à demander les circonstances atténuantes. Le jury a accordé les circonstances atténuantes et la Cour a prononcé une peine de deux ans d'emprisonnement et 300 francs d amende. Cette affaire étail la dernière de la session. Lire...

02/08/1904 : Un pendu. Vendredi dernier, on a trouvé dans une prairie, à 200 mètres du village de Coat-ar-Bars en Kergrist-Moëllou, le corps d'un nommé Louis GUILLOU du village de Moustermeur (également en Kergrist-Moëllou). La corde s'étant rompue, le cadavre du malheureux était étendu à terre. Lire...

28/10/1904 : Gouarec. Un cadavre dans le canal. Noyé accidentellement. Tombé dans le canal. Le 21 octobre, les gendarmes GUILLON et ROBIC étant en tournée le long du canal de Nantes à Brest, ont aperçu à deux kilomètres en amont de Gouarec un cadavre qui flottait à la surface. Ils s'approchèrent pour le retirer et, avec l'aide de léclusier LE BERRE, conduisirent le cadavre à l'écluse de Gouarec. Là, il fut reconnu par son beau-frère, Louis DONNIOU, pour être le nommé François-Marie LE DONNIOU, âgé de 49 ans, de Kergrist-Moëllou, marié et père de six enfants.

Le malheureux, dans un accès de fièvre chaude, était sorti dans sa barque le 20 octobre et l'on pense que brûlé par la fièvre, il a voulu se désaltérer dans le canal où il est tombé et a trouvé la mort. Lire...

12/02/1905 : Délits de chasse. Guillaume LE FLOCH, au Petit-Paris en Kergrist-Moêllou, est condamné à 50 francs d'amende par défaut. Lire...

05/05/1905 : Kergrist-Moellan. Vol. Hervé NOEL, journalier, a volé une vache au préjudice de M. LE GUYADER; 4 mois de prison. Lire...

24/06/1905 : Kergrist-Moellou. Vol. Jean-Louis CHARLES, 33 ans, a enlevé des crins de cheval au préjudice de plusieurs cultivateurs CHARLES est condamné à trois mois de prison. Lire...

07/07/1905 : Fête Nationale. A l'occasion de la fête nationale, les réjouissances suivantes seront organisées le dimanche 16 juillet : A 9 heures, distribution de pain aux indigents. A midi, banquet populaire; 1 fr. 50 c. par tête. A 1 h. et demi, course de chevaux; 1. au trot, 10 et 5 fr.; 2. au galop, 19 et 5 fr.. A 2 h., courses de bicyclettes: 1. cantonale, 8 et 4 fr.; 2. régionale, 10 et 5 fr. A 2 h. et demie, course pédestre, 3 courses, 15 fr. de prix. A 3 heures, jeu de la pierre, perche. A 4 heures, danses (foulards pour les jeunes filles). A 9 h., Bal. Lire...

22/10/1905 : Kergrist-Moélou. Jean LE FLECH, de Moustermeurr, a chassé sans permis et en temps prohibé, 100 francs d'amende. Lire...

21/11/1905 : Un homme dangeureux. Les jours derniers, un individu, qui semblait pris de boisson, se présenta chez Mme LE CLEZIOT, aubergiste. Il demanda quelle était la route conduisant à la gare de Rostrenen. On lui répondit qu'il s'était trompé de direction. L'ivrogne, croyant qu'on se moquait de lui, tira alors un couteau de sa poche et voulut en frapper Mme LE CLEZIOT qui appela les voisins à son secours.

Dans une maison voisine, le même individu avait menacé également de tuer une femme OLIVIER qui refusait de lui servir à boire. La gendarmerie de Rostrenen, avisée des faits, arrêta ce malfaiteur qui a été conduit à la maison d'arrêt de Guingamp. Il se nomme François HUELLOU et a déjà plusieurs condamnations à son actif. Lire...

20/05/1906 : Maroué. Singulier personnage. La gendarmerie a arrêté un vagabond, nommé Joseph RIOU, cuisinier originaire Kergrist-Moellou, qui a fait le tour du monde et revient en droite ligne de l'Australie où ce malheureux n'a pas fait fortune car il n'avait même pas de chemise au moment de son arrestation. Lire...

26/05/1906 : Violences. Vendredi, pendant que CHARLES Jean-Louis, chiffonnier à Kergrist-Moëllou, allumait sa pipe chez LE MOIGNE au village de Coatruige, plusieurs jeunes gens de ce village ont pris un sac qu'il avait laissé à la porte et qui contenait un pain de 10 livres; à sa sortie de chez LE MOIGNE, il a été terrassé par deux de ces jeunes gens qui lui ont mis de l'argile dans la bouche. Quand il a repris son sac, le pain n'y était plus. Plainte a été déposée la gendarrnerie de Roslrenen. Lire...

19/06/1906 : Incendie. Jeudi matin, vers sept heures, Mme LE BOURSE, ménagère au bourg de Kergrist-Moëllou, s'apercevant que sa maison était remplie de fumée paraissant venir du grenier, alla voir ce qu'il en était. Mais à peine était-elle arrivée au haut de l'échelle qu'elle dut reculer tellement la fumée était épaisse. Mme LE BOURSE donna aussitôt l'alarme et, aidée de quelques personnes, essaya de sauver des meubles mais le feu se propagea avec rapidité et, à neuf heures, tout était brûlé. En voulant sauver du linge, Mme LE BOURSE s'est brûlée le front et la main gauche. On ignore les causes de cet incendie. Ce sinistre cause à la famille LE BOURSE un préjudice de plus de 3.000 fr. et, malheureusement, elle n'est pas assurée. Lire...

Récemment mis en ligne :

06/07/1906 : Coups et blessures. Joseph NICOLAS, cultivateur à Guernévélan en Kergrist-Moëllou, était dans son jardin occupé à aiguiser une faulx, lorsque survint son voisin, François PAMPANAY, fortement pris de boisson, qui lui reprochait que ses enfants avaient défait la couverture en chaume de son écurie. A peine NICOLAS eut-il prononcé une parole que PAMPANAY lui a donné un coup de poing sur la lèvre inférieure, lui faisant une forte coupure. Puis, quand il rentrait chez lui, PAMPANAY lui a encore donné un violent coup de poing sur l'oeil, lui faisant une grave blessure. En frappant NICOLAS, PAMPANAY s'est blessé la main avec la faulx de ce dernier. Plainte a été portée contre PAMPANAY. Lire...

15/09/1906 : Conseil municipal de Carhaix. Avis favorable est donné à une demande du maire de Kergrist-Moëlou qui veut créer deux foires dans sa commune. Lire...

23/10/1906 : Un chasseur d'homme. Mercredi vers 3 heures de l'après-midi, Pierre LE CORVELLER, cultivateur au Petit-Paris en Kergrist-Moëllou, revenait de ses champs. Arrivé dans la cour de sa ferme, il fut très surpris de trouver là Jean LE F... qui avait bu plus que de raison et qui l'attendait avec un fusil chargé, qu'il ne quitte pas souvent d'ailleurs. Ce dernier, voyant que LE CORVELLER ne sortait pas, se tint pendant près d'une demie-heure devant son habitation le menaçant d'un coup de fusil et ajoutant qu'il lui ferait son affaire tôt ou tard. LE CORVELLER, avec toutes les précautions possibles, s'approcha de Le F... et parvint à le disarmer en lui appliquant un coup de poing sur la figure pour le faire lâcher prise. Naturellement, malgré les demandes de Le F..., LE CORVELLER, craignant pour ses jours, garda le fusil et alla porter plainte contre son redoutable agresseur. Lire...

18/01/1907 : Tribunal correctionnel de Guingamp. Kergrist-Moëllou. Ivresse et bris de clôture. Maurice GUILLEMOT, prévenu d'avoir brisé une clôture chez le sieur LE JONCOURT et d'avoir été trouvé sur la voie publique en état d'ivresse, est condamné à un mois de prison et 5 fr. d'amende. Lire...

13/02/1907 : Agression et vol. Dimanche dernier, Louis LE FLOC'H, deumeurant à Saint-Luhin, passait la soirée chez son ami, M. JEGOU, débitant au village du Guillaudet. Après quelques heures passées ensemble, LE FLOC'H quitta son camarade et, à sa sortie vers neuf heures et demie, un individu, qu'il ne put reronnaître, se précipita sur lui, le terrassa et lui enleva une somme de 15 francs qui se trouvait dans une de ses poches. LE FLOC'H a porté plainte. Lire...

19/04/1907 : Assises des Côtes-du-Nord. Assassinat. Depuis plus d'un an le nommé LE CORRE et un voisin, le nommé François DONNIOU, tous deux cultivateurs à Kergrist-Moellou, vivaient en mauvaise intelligence et se disputaient souvent.

Dans la soirée du 27 novembre écoulé, ces deux hommes se prirent de querelle dans le débit tenu par le sieur ROLLAND au village de Saint-Lubin. Vers 9 heures et demie, LE CORRE quitta l'auberge. DONNIOU en sortit deux heures après. A sa sortie, il voulut monter dans sa voiture qu'il avait laissée près de la porte. Mais le cheval avait été détaché et était parti. DONNIOU s'en alla en compagnie de trois autres individus qu'il quitta à l'entrée du chemin qui conduit à sa demeure.

A peine avait-il fait deux cenls mèlres que LE CORRE, qui l'attendait là caché derrière un talus, sortit doucement, fit quelques pas derrière lui et lui asséna par derrière un violent coup de bâton long de deux mètres, qu'il avait dérobé à une barrière d'un champ voisin. Atteint à la tête, DONNIOU tomba à terre sans pousser un cri. Le bâton se cassa par la force du coup. LE CORRE s'acharna sur sa victime qui ne donnait plus signe de vie et ne le quitta que lorsqu'il la crut morte. Il se débarrassa de son bâton en le jetant dans un champ voisin et rentra en hâte chez lui où il se mit à table et mangea sans paraître le moindrement inquiet.

Le lendemain, il vaquait à son ouvrage lorsque les gendarmes vinrent l'interroger. Il nia tout d'abord son crime mais, pressé de questions, il dut faire des aveux déclarant qu'il avait voulu se venger de DONNIOU qui l'avait cité devant le juge de paix de Rostrenen qui le condamna à 20 francs de dommages-intérêts.

M. DONNIOU portait à la tête cinq blessures et une fracture du crâne. La cervelle réduite en bouillie avait jailli de tous côtés. L'accusé LE CORRE est un querelleur, surtout lorsqu'il a bu. L'instruction a établi qu'il était ivre le soir du crime, mais pas au point de ne pas se rendre compte de ses actes. Huit témoins sont entendus.

LE CORRE est condamné à 10 ans de travaux forcés, 3.000 francs de dommages-interêts à la veuve, et à verser 5.000 francs qui seront distribués aux enfants DONNIOU. Lire...

04/07/1907 : Un abonné au violon. Ces jours derniers, Yves LE C..., journalier à Kergrist-Moëllou, pris de boisson, faisait des gestes contraires aux bonnes moeurs devant les passants dans une rue de Saint-Nicolas. Il fut arrêté par des gendarmes qui le conduisirent au violon municipal. Vers huit heures du soir, notre loustic cria à la soif mais en vain. Voyant cela, COGUIEC réussit à briser la porte de sa cellule et à s'esquiver vers un cabaret voisin. Lire...

30/07/1907 : Suicide. Pierre CAMPION, âgé de 70 ans, cultivateur au hameau de Lanhelle, a mis fin à ses jours en se jetant dans le puits de la ferme qu'il habitait. Lire...

06/08/1907 : Acte de courage d'un jeune garçon. Il s'est passé ces jours-ci sur la route de Rostrenen, à Saint-Lubin, un acte de courage qui mérite d'être signalé. Un cheval attelé de la voiture de M. BEAUDOUIN de Kergrist-Moëllou, était parti sans son conducteur et sans bride, puis il s'était emballé. On pouvait craindre quelque accident. Par bonheur, le jeune Jean LE BOURSE, fils du mécanicien de Rostrenen, allant à bicyclette sur la même route, vit le danger. Vite, il quitta sa bicyclette et s'élança hardiment au devant du cheval. Celui-ci eu peur et s'arrêta. Le jeune LE BOURSE le maintint avec l'aide de personnes accourues, et fut le remettre à son propriétaire. Toutes nos félicitations au courageux Rostrenois. Lire...

24/08/1908 : Cyclistes et piétons. M Joseph MOURIC, 58 ans, cultivateur au village de Kerlan en Kergrist-Moëllou, venait ces jours derniers pour affaire à Rostrenen lorsque, vers six heures du soir, il s'arrêta avec ses enfants en face de l'hospice de Rostrenen. Surgirent tout à coup trois cyclistes étrangers à la ville qui, sans avertisseurs et à vive allure, s'engagèrent dans la directin de MOURIC. Violemment heurté par celui qui roulait en tête, le cultivateur s'en alla rouler à terre. Le second cycliste, ne pouvant l'éviter, lui passa sur le corps, puis tous les trois craignant un procès-verbal, s'enfuirent au plus vite sans même s'inquiéter de l'état de MOURIC. Celui-ci, qui porte au nez une plaie contuse et a la jambe fracturée, a porté plainte à la gendarmerie qui recherche activement ces trois individus. Lire...

06/09/1908 : Malveillance. Un incendie dû à la malveillance s'est déclaré mercredi dernier, vers onze heures du soir, dans plusieurs meules de paille situées sur l'aire de la ferme de M. Pierre ROLLAND, agriculteur au village de Saint-Lubin. Environ 5.000 kilogrammes de paille et plusieurs fûts situés au pied des meules ont été la proie des flammes, malgré les secours promptement apportés par tous les habitants du village. Lire...

28/09/1908 : Exploit d'ivrogne. Le 2 août dernier, Yves C., 46 ans, cultivateur demeurant à Kergrist-Moëllou, après nombreuses libations de petits verres, regagnait tant bien que mal le domicile conjugal. En cours de route, il rencontre malheureusement sa voisine, Marie OLLIVIER avec laquelle il vit en mésintelligence à propos d'un puits commun. Yves C., ne voyant que rouge à la vue de Marie OLLIVIER, se munit d un gros caillou pour le jeter dans la direction de celle-ci. Survint alors Jean-Louis LE JAN qui voulut apaiser la colère de l'ivrogne, mais ce dernier tourna sa colère contre son interlocuteur et saisit une faucille, la jeta au hasard blessant LE JAN à la nuque et faisant une déchirure de 25 centimètres dans la blouse. Malgré le magnifique plaidoyer de Me SALAUN, avocat de Yves C., ce dernier récolte 30 francs d'amende. Lire...

La suite bientôt...

 

Saint-Yves (13ème siècle) :

Saint-Yves, de son vrai nom Yves HELORY, naquit à Minihy-Tréguier (Côtes d'Armor) au Manoir de Kermartin le 13 octobre 1253 (mort le 19 mai 1303, canonisé le 19 mai 1347 par le Pape Clément VI)...

Les Ligueurs (16ème siècle) :

Lorsque le roi Louis XII signa en 1499 le traité d'union entre la Bretagne et la France la veille de son mariage avec Anne de Bretagne, le peuple armoricain, fatigué d'une longue guerre, consentit à accepter le roi pour seigneur...

 

Le Père Maunoir (1606-1683) :

Julien MAUNOIR (An Tad Mad, "Le Bon Père") est né en 1606 près de Fougères. Nommé professeur au Collège des jésuites de Quimper en 1630, il fréquentait souvent la Chapelle de Ti Mamm Doué ("La maison de la Mère de Dieu") proche de la ville...

 

Le Papier timbré (17ème siècle) :

Déjà pressurés par Colbert, Ministre du Roi Louis XIV et confrontés à la chute des cours des produits agricoles, les bretons se voient imposer en 1675 le payement du Papier Timbré, le monopole des tabacs et la taxe sur la vaisselle d'étain...

 

Terrible Guerre 14-18 :

Au cours de la Première Guerre Mondiale, 116 hommes de Kergrist-Moëlou (plus de 10% de la population !) périrent sur les champs de batailles ou des suites des combats. La commune, comme toutes les communes de Bretagne, paya ainsi un très lourd tribut à l'effort de guerre français...

 

La Forteresse volante (janvier 1944) :

Presque chaque nuit, des vagues de bombardiers survolaient notre région et l'on entendait les déflagrations des bombes, les salves de la Flack allemande et on voyait, vers le sud, en direction de Lorient, le ciel s'enflammer de lueurs d'incendies...


 

Toponymie

Origine, traduction des noms de lieux-dits de la commune de Kergrist-Moëlou

Bulletins d'information

Bulletins d'informations communales publiés par la municipalité

Tourisme

Découvrez le Kreiz Breizh et organisez votre séjour